Étude de cas · janvier à octobre 2026
Le site qui vend la vérification a d’abord raté la sienne
Web Saumon, c’est mon propre site. Neuf mois de construction, un parcours que personne n’a traversé, trois pannes que rien n’affichait, et une offre entière née de mes erreurs.
Le chiffre qui pique
12 sessions
en huit mois sur l’ancien site, d’après Google Analytics. Probablement surtout les miennes.
01
Le point de départ : un thème rose et beaucoup d’enthousiasme
Début 2026, l’ancien site de Web Saumon vouvoyait ses visiteurs, annonçait un site vitrine à 1 250 € et affirmait que « 90 % des sites échouent », sans la moindre source. J’étais convaincu qu’il me fallait surtout un plus beau site.
Alors j’ai construit. Beaucoup. Un quiz qui classait les visiteurs en six profils psychologiques, six questionnaires, six pages de remerciement, une page d’attente animée. Le plus beau tuyau du monde.
02
Le parcours parfait que personne n’a traversé
Le quiz a été refait six fois en une semaine. À chaque test, un profil contredisait la réalité : quelqu’un sans site atterrissait sur « tu as peur de toucher à ton site ».
Pendant ce temps, le site recevait 12 visites en huit mois. J’optimisais un tuyau vide.
03
Trois pannes que rien n’affichait
Aucune n’a produit le moindre message d’erreur. Toutes ont été trouvées en testant pour de vrai, pas en relisant le code.
Le routeur qui n’a jamais roulé
Symptôme. Quelles que soient les réponses, tout le monde atterrissait sur la même page.
Cause. L’optimisation de vitesse retardait les scripts ; le mien attendait un signal de chargement déjà passé. Il n’a fonctionné pour aucun visiteur.
Correction. Plus de script maison : le routage est fait par l’extension de formulaires elle-même.
La page cassée une fois sur deux
Symptôme. Après « je n’ai pas de site », une page vide. Après une autre réponse, tout allait bien.
Cause. J’avais nommé un paramètre d’adresse comme celui de la recherche de WordPress. La page cherchait le mot « aucun » dans son propre texte.
Correction. Un autre nom, et une règle : vérifier les noms réservés avant d’en choisir un.
Les statistiques sans permission
Symptôme. Aucun. La bannière de cookies s’affichait normalement.
Cause. La mesure d’audience de Google se chargeait avant l’accord du visiteur, depuis le début.
Correction. Le mode consentement activé : rien n’est mesuré tant que le visiteur n’a pas dit oui, vérifié dans la page servie.
Et en prime : les emails du site partaient dans les indésirables, faute de signature d’envoi. Corrigé le 8 octobre avec un envoi authentifié.

Une correction qui n’a pas été testée n’existe pas.
Le 28 septembre, un audit complet a trouvé des corrections notées « faites » qui n’étaient plus dans le site. Depuis, je ne coche plus rien sans l’avoir revu tourner.
04
La décision : moins de choses, toutes vérifiées
J’ai arrêté de corriger le quiz page par page pour reprendre l’ensemble. Ce qui a changé, mesuré :
| Avant | Après |
|---|---|
| Un quiz à 6 profils, refait 6 fois en une semaine | Deux questions, routage par l’extension, aucun script maison |
| Des corrections vérifiées en relisant mon code | Des soumissions réelles, emails lus à l’arrivée |
| 13 offres sur le site | 4 offres, le reste sur demande |
| 17 documents de règles | 1 document de référence |
| Un site sur websaumon.com, en vouvoiement, à 1 250 € | websaumon.fr, des prix fermes et affichés |
05
Ce que je fais maintenant chez chaque client
Chaque panne de cette histoire est devenue un point de contrôle. Le formulaire est envoyé et l’email lu. Les cookies sont refusés et je regarde ce qui reste. La vitesse est mesurée sur un vrai téléphone.
C’est devenu une offre : le bilan du site, 25 points testés pour de vrai. Je le passe aussi sur chaque site que je livre, avant toi.
Ce qui reste à prouver : les visites. Le site vient d’ouvrir sur son nouveau nom de domaine ; ses chiffres à trois mois seront publiés ici, bons ou mauvais.
Ton site a peut-être les mêmes pannes.
La plupart ne se voient pas de l’intérieur. Le bilan offert en trouve souvent une en vingt minutes ; le bilan du site les cherche toutes.
